1er octobre 2026 : Fiona Francis prend la direction de l’Institut Robert-Debré du Cerveau de l’Enfant

Fionas Francis

Neurobiologiste et directrice de recherche au CNRS, Fiona Francis prend la tête de l’Institut Robert-Debré du Cerveau de l’Enfant à compter du 1er octobre. Elle succède à Ghislaine Dehaene à la direction de cet IHU né de l’alliance de 5 institutions fondatrices : l’AP-HP, l’Université Paris Cité, l’Inserm, le CEA et l’Institut Pasteur.

Un parcours international

D’origine britannique, Fiona Francis a construit son parcours scientifique en biochimie, neurogénétique et génomique à l’échelle internationale – Royaume-Uni, États-Unis, Australie et Allemagne – avant de rejoindre la France et de rentrer au CNRS en 2000.

Une chercheuse émérite

Parmi les 1ers projets que Fiona a menés pendant sa thèse à Londres, celui qui lui permet d’isoler un gène muté responsable du rachitisme hypophosphatémique, une maladie touchant une personne sur 20 000 et résistant au traitement par ingestion de vitamine D. Ses dix années passées auprès de Jamel Chelly à l’Institut Cochin l’amènent à caractériser DCX, une protéine neuronale clé du développement cortical humain et, en lien avec cela, à développer un modèle murin de l’épilepsie.

Elle établit son équipe à l’Institut du Fer à Moulin (INSERM) en 2008 où elle poursuit ses recherches sur les anomalies de la migration neuronale, qui visent à identifier les mécanismes moléculaires et cellulaires à l’origine des malformations du cortex cérébral, la couche externe du tissu nerveux du cerveau, au cours du développement embryonnaire. Ces anomalies graves, qui mènent à des déficiences intellectuelles, à des épilepsies ou parfois à des troubles du spectre de l’autisme, tirent leur origine de mécanismes encore très peu connus.

Après avoir découvert et caractérisé des mutations dans plusieurs gènes chez des patients porteurs de ces malformations, elle se consacre, avec son équipe, à en comprendre les conséquences. Pour cela, elle met en œuvre une approche pluridisciplinaire faisant notamment appel aux techniques moléculaires et cellulaires de pointe, incluant de l’imagerie et des modèles in vitro ou in vivo reproduisant ces différentes atteintes, ainsi que dans des organoïdes cérébraux humains cultivés en trois dimensions.

Ses travaux et ceux de son équipe ont permis de comprendre des mécanismes-clés du développement cérébral, sain ou pathologique — avec des implications qui dépassent l’épilepsie infantile et les troubles du développement intellectuel pour toucher à l’autisme et aux troubles du neurodéveloppement.

Ses recherches ont été distinguées par un financement Inserm Avenir, le prix Coup d’Elan de la Fondation Bettencourt Schueller et plus récemment, le prix de la Fondation Brixham décerné par la Fondation pour la Recherche Médicale.

Un engagement multiple

Fiona dirige par ailleurs le Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) Autisme et Troubles de Neurodéveloppement et préside le Club de Développement des Réseaux Neuronaux.

Sa nomination à la tête de l’ICE marque la poursuite d’une trajectoire entièrement tournée vers la compréhension du développement cérébral et de ses troubles — au cœur même de la mission de l’institut.

Bienvenue Fiona !

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